Emporium :-)

<iframe src=”https://api.docconversionapi.com/view/pdf/?file=https://api.docconversionapi.com/api/file/display/1785/pour_premi_e_page_site._pdf?showLogo=true&thumbnails=true&properties=true&navbar=true&skipbtns=true&skippage=true&search=true&zoom=true&psmode=true&rotate=true&download=true&currviewpos=true&enableHandTool=true&webChat=false” width=”100%” height=”500px”></iframe>

 

brevity, 5

children

 

 

 

ABOUT THE AUTHOR

 

 

 

 

 

 

en 2013, Peter Trutmann [3] montre la présence continue d’artefacts liés aux champignons depuis les cultures cupinisques (- 1200), Chavin, Mochica, Paracas, Chimu, jusqu’aux Incas ; de même pour l’Amérique centrale, depuis la culture olmèque, jusqu’aux Aztèques. Cette continuité temporelle et géographique confronte, non seulement les historiens et les anthropologues américanistes à la nécessité de réévaluer leurs perspectives, mais aussi, oblige l’ensemble des sciences humaines a considérer, rationnellement, le rôle des champignons dans l’Histoire des civilisations.

L’ethnomycologie est aujourd’hui en partie construite sur des faits erronés et surtout, faute d’utiliser les quelques concepts qui lui sont pourtant indispensables, elle s’est étouffée par le recours au « secret » comme modalité d’explication ; de nouvelles générations de chercheurs la sortiront de ce piège. Remarquons déjà que Judith Anne Brown, a jugé bon d’attirer l’attention sur ce point, en 2009, lors de la réédition de l’ouvrage de son père John Marie Allegro :

There are undoubtedly difficulties with the thesis of The Sacred Mushroom and the Cross. For a start, many of the word deriations need further verification, and the secret-code idea seems improbably complicated.

Anne Brown, The sacred Mushroom and the Cross, préface 2009

Nous pouvons en effet nous interroger sur le fait que la propension à tout ramener « au champignon sacré » crée des représentations consistantes, lesquelles loin d’être des accumulations de simples sottises, reflètent l’esprit humain, tel qu’il fonctionnait et fonctionne encore, hors du filtre des conventions spécifiques à la raison. Si quelques faux pas initiaux ont conduit l’ethnomycologie sur le chemin de l’ésotérisme, l’examen de quelques-uns de ces dérapages nous permettra de tailler, sur mesure, les outils nécessaires à son progrès, mais aussi de comprendre les mécanismes de l’explication par le secret et donc, de s’en débarrasser. L’utilisation du concept de complexe de signification (Freud) offrira un cadre explicatif particulièrement adéquat aux données de l’ethnomycologie indo-européenne puisque celles-ci sont davantage enfuies dans les mécanismes du langages, alors qu’elles sont plus explicites dans les domaines chinois et précolombien.

Plaider à charge et à décharge

 

Bas-relief de Pharsale

 

Ces cahiers réexaminent les « faits » ethnomycologiques lorsqu’ils semblent « aller de soi » pour avoir été utilisés et réutilisés, d’article en article, alors que la source première n’a jamais été soigneusement vérifiée ni critiquée. Ainsi, certains « faits » ayant joué un rôle initial dans la construction de l’ethnomycologie panmyciste (l’interprétation « tout champignon ») sont erronés ou avancés sans preuve. Par exemple, l’idée que le bas-relief de Pharsale représenterait Déméter et Perséphone « tenant en main des champignons » ne repose que sur la seule notoriété de Robert Graves, lequel en avait placé une reproduction sur la réédition (1960) de son célèbre The Greek Myths. 

Pourtant, l’identification de Déméter et de Perséphone est une simple conjecture qui ne s’appuie sur aucun élément probant, et cela de l’aveu même de Léon Eusey, lequel en fit, néanmoins, la proposition en 1868. Admettre qu’un champignon ait été au cœur du secret éleusinien permet alors d’évoquer un lien caché entre : une chapelle orthodoxe située sur le site d’Éleusis, l’intérêt (avéré) des manichéens pour les champignons, un tableau du Titien, le Saint Graal et toute la filiation ésotérique. Malgré son rôle décisif relativement à la nature du culte d’Éleusis, l’identification d’un complexe

[1] Une présentation impartiale de la thèse d’Allegro est disponible en PDF à l’adresse : http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1971_num_11_1_367162

[2] Les textes de l’antiquité entourent assurément le culte éleusinien d’une aura de secret, mais Wasson et ses collaborateurs écartent d’emblée toute approche par la psychologie des foules religieuses ( trentième édition p. 61)

[3] P. Trutmann, Los Hongos Olvidados del Peru Conference Paper (PDF Available)· January 2012 Conference: VI Congreso Nacional de Investigaciones de Antropologia Peru, Puno, Peru

[18] On the semiotics of mythological conceptions about mushrooms ,téléchargeable en PDF sur le site www.johnallegro.org.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

%d blogueurs aiment cette page :