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unravelled, 3

Le bas relief de Pharsale

Feuillet d’ethnomycologie critique

N° 1.0 juillet 2017

Jean-Luce Morlie 

Publishing House Name
CITY, STATE

 

Présentation des Feuillets d’ethnomycologie critique

 

 

Les Feuillets d’ethnomycologie critique reprennent certaines des pages web du site des Chahiers d’ethnomycologie critique  WWW.ethnomycology.eu pour les publier sous forme d’Ebook 

 

Ultérieurement, divers ensembles de Feuillet seront réunis en Cahiers d’ethnomycologie critique  pour être publiés en, version papier et Ebbook. 

 

Chaque Feuillet peut 

Contents

 

 

 

i

 

 

 

Dedication to Someone

 

 

 

 

 

 

 

 

La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une  idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce  serait  cesser d’être.

Henri Poincaré

 

 

―( Discours, prononcé à l’Université Libre de Bruxelles , 21 novembre 1909).

 

 

 

 

 

chapter 1

Introduction

L’interprétation ethnomycologique du bas-relief de Pharsale est l’une des erreurs fondatrices de l’ethnomycologie panmyciste, il est donc important de la corriger, d’autant plus que sa fiche Wikipédia (en anglais) reprend cette interprétation comme alternative.

 

 

The Exaltation of the Flower (L’Exaltation de la Fleur) is the modern title given to an early Classical Greek marble fragment of a funerary stele from the 5th century BC.[1]  It was discovered in 1863 by

Léon Heuzey and Henri Daumet at a church in Farsala, Thessaly, Greece.[2][3] Carved in bas-relief in the severe style, the extant upper fragment of the marble relief stele depicts two women holding what appear to be flowers or fungi and another object in their hands. The work is held by the Louvre museum in the Department of Greek, Etruscan, and Roman Antiquities.

 

https://en.wikipedia.org/wiki/The_Exaltation_of_the_Flower

 

L’histoire de cette théorie montre le processus d’auto persuasion par lequel l’ethnomycologie s’est progressivement coupée de l’approche rationnelle du rôle des champignons dans la culture.

 

Robert Graves publie les Mythes grecs en 1955 ; plus tard, la préface de l’édition de 1966 met en avant le rôle mythologique des champignons. Relativement à cette thèse, et à titre d’évidence non discutable, le bas-relief de Pharsale est alors reproduit sur la couverture cette nouvelle édition. Le texte de présentation de ce bas- relief fut, sous le titre L’Exaltation de la Fleur, rédigé en 1868 par Léon Heusey. Grâce à l’Internet, ce document est sans doute plus aisément accessible qu’il ne le fut pour R. Graves lequel, peut-être, ne l’avait pas      eu entre les mains. Sa lecture révèle que l’identification de Déméter et de Perséphone ne peut être assurée et,      de l’aveu même de L. Heusey, résulte d’un choix personnel, lequel se soutient d’un argument circulaire. De      plus, les fleurs du bas-relief sont stylisées selon un modèle « trifolié ». Nous observerons que les quatre inflexions du profil des fleurs ne sont pas compatibles avec la forme d’un champignon, mais que par contre, elles rejoignent parfaitement un « canon floral » usuel à la même époque et même, largement antérieur. Par ailleurs, puisque l’indentification des personnages féminins ne peut être assurée, il importe donc de ne pas y associer des champignons en vertu d’hypothèses, elles-mêmes non démontrées concernant l’usage de champignons dans le culte d’Eleusis. Une fois cette seconde circularité brisée, sans doute ne faut-il pas perdre      de vue que l’identification des drogues de l’antiquité, et bien davantage encore, l’utilisation du nom des drogues, reste une question parfaitement pertinente.

L’enjeu de la thèse éleusinienne.

 

La thèse éleusinienne considère que le bas-relief de Pharsale représente Déméter et Perséphone tenant en main des champignons. A l’occasion de la postface – Fungus Redivivius – accompagnant la réédition (2009) de l’ouvrage de John Allegro, The Sacred Mushroom and the Cross , (1970, ), C. Ruck met en perspective l’intégration du bas relief de Pharsale dans la problématique ethnomycologique.

 

The Wassons were also intrigued with the pagan Greco-Roman possibilities, again because of Robert Graves, who had called their attention to the Etruscan mirror in the British Museum, showing the immolation of Ixion, with a double annotation of what he thought might be a mushroom.11 The Wassons included it in Mushrooms Russia and History. Too late for inclusion was another object that Graves discovered. Friends had sent him a postcard with the now famous Pharsalos bas-relief from northern Greece, now in the Musée du Louvre, 12 depicting the goddesses Demeter and Persephone, each holding a large fungal specimen, erroneously identified as flowers. In a letter dated September 15, 1958, Gordon wrote back: « [it] does not present a flower: everybody now agrees that . » Graves used it, without comment for the cover of the revised edition of his immensely successful The Greek Myths, 13 which has gone through numerous reprinting and although ignored by the classicists, as is Graves’ work in general, despite nearly fifty books, it inevitably sparked spéculations about the ancient Eleusinian Mystery. Graves himself made the case for a mushroom as a psychoactive ingredient in the potions for initiation in his Food for Centaurs: Stories, Talk Critical Studies.14 Mushrooms were clearly in the air as the decade of the psychedelic 60s dawned. The Wasson had undeniably uncovered psychoactive sacraments in the shamanism of Mesoamerica …

C. Ruck, – Fungus Redivivius    –

 

 

(Notes de bas de pages relatives à l’extrait)

 

  • Printed as plate XVII in Arthur B Cook, Zeus: A Study in Ancien Religion (Cambridge Universityss, 18914, 1940; republished New York:Biblo and Tannen, 1964). The flower is probably not a mushroom, but the Datrura, a plant equally sifgnificant for the role of psychoactive sacraments in ancien religion: see Ruck and Staples, « Misteltoe, Centaur and Datura »; 15-40 , in ruck et al Apples of Appolo.

  • N°701 the so called « Elevation of the Flower. »

 

  • Robert Graves, The Greek Myths (Hammondsworth, UK Penguin, first published 1955, revised 1960)

  • Robert Graves, Food for Centaurs: Stories, Talks, Critical Studies (Garden City, N.Y.Doubleday, 1960). The collection includes a chapter written at he instigation of Gordon and Tina on the death of  the Emperor Claudius by mushroom   poisoning.

 

 

 

Le bas-relief de Pharsale joue donc un rôle cardinal dans le développement de l’ethnomycologie post- wassonienne, puisqu’il permettrait « d’asseoir », par une preuve iconique, un lien non démontré liant   Déméter    et Perséphone « aux champignons ». Si cette hypothèse était confirmée, l’approche académique de l’antiquité classique serait alors à reconsidérer, ce qui ne signifierait pas, pour autant, que les thèses panmycistes seraient entièrement validées. Il serait toutefois « gravé dans le marbre », que le culte d’Éleusis fut lié, d’une manière ou d’une autre  Quis, Quid, Ubi, Quibus auxiliis, Cur, Quomodo, Quando ?» ) à des champignons bien réels.

Certes, si nous avions incontestablement affaire à Perséphone, investiguer en direction de « fleurs » comme représentations de « psychotropes » serait non seulement légitime, mais nécessaire, puisqu’il ne fait aujourd’hui aucun doute que l’antiquité classique faisait usage de « substances » 1, de façon bien plus banalisée et affirmée, que ce que les académies des 19e et 20e siècles n’ont voulu le laisser montrer. Par exemple, l’un des emblèmes du sommeil annuel de Perséphone fut identifié comme étant la grenade (fruit du grenadier, dont la forme est pareil à la capsule de pavot) a longtemps servi la tenue morale usuelle aux considérations savantes. Que Déméter soit associée au pavot, et donc à l’opium, ne fait plus aucun doute aujourd’hui. A contrario, reconnaître la fragilité la fragilité de l’hypothèse éleusinienne relativement à ce bas-relief, demanderait de réapprécier les interprétations panmycistes d’éléments de la culture grecque pour lesquelles cette représentation supposée sert de béquille. Il s’agit donc de peser le pour et le contre. Toutefois, l’abandon de l’interprétation éleusinienne n’enlèverait rien à la pertinence  avec  laquelle  Samorini  élargit  le débat au niveau de la complémentarité symbolique entre l’ergot et le grain dans les sociétés agricoles. Dans     cette perspective, même en se révélant fausse, l’hypothèse des « champignons de Pharsale » aura joué rôle         d’un exceptionnel « marche pied » vers la vérité, mais à condition d’en démêler les erreurs. Le bas relief de Pharsale joue donc un rôle cardinal dans le développement de l’ethnomycologie post- wassonienne, puisqu’il permettrait « d’asseoir », par une preuve iconique, un lien non démontré liant   Déméter    et Perséphone « aux champignons ». Si cette hypothèse était confirmée, l’approche académique de l’antiquité classique serait alors à reconsidérer, ce qui ne signifierait pas, pour autant, que les  thèses  panmycistes seraient entièrement validées. Il serait toutefois « gravé dans le marbre », que le culte d’Éleusis fut lié, d’une manière ou d’une autre ( « Quis, Quid, Ubi, Quibus auxiliis, Cur, Quomodo, Quando » ) à des champignons bien réels.

 

Certes, si nous avions incontestablement affaire à Perséphone, investiguer en direction de « fleurs » comme représentations de « psychotropes » serait non seulement légitime, mais nécessaire, puisqu’il ne fait aujourd’hui aucun doute que l’antiquité classique faisait usage de « substances » 1, de façon bien plus banalisée et affirmée, que ce que les académies des 19e et 20e siècles n’ont voulu le laisser montrer. Par exemple, l’un des emblèmes du sommeil annuel de Perséphone fut identifié comme étant la grenade (fruit du grenadier, dont la forme est pareil à la capsule de pavot) a longtemps servi la tenue morale usuelle aux considérations savantes. Que Déméter soit associée au pavot, et donc à l’opium, ne fait plus aucun doute aujourd’hui. A contrario, reconnaître la fragilité la fragilité de l’hypothèse éleusinienne relativement à ce bas-relief, demanderait de réapprécier les interprétations panmycistes d’éléments de la culture grecque pour lesquelles cette représentation supposée sert de béquille. Il s’agit donc de peser le pour et le contre. Toutefois, l’abandon de l’interprétation éleusinienne n’enlèverait rien à la pertinence avec laquelle Samorini  élargit  le débat au niveau de la complémentarité symbolique entre l’ergot et le grain dans les sociétés agricoles. 

 

Retour sur les réticences initiales

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Frontispice de la revue Eleusis 1

 

 

Giorgio Samorini est revenu à trois reprises sur l’examen du bas-relief, sans questionner l’identification de Déméter et de Perséphone.

 

Samorini, Giorgio; Gilberto Camilla (1995). Rappresentazioni fungine nell’arte greca. Annali del Museo Civico di Rovereto, 10:  307-326.

Samorini, Giorgio (1998). The Pharsalus Bas-Relief and the Eleusinian Mysteries. The Entheogen Review, 7(2): 60-63.

Samorini, Giorgio (2000) A CONTRIBUTION TO THE DISCUSSION OF THE ETHNOBOTANY OF   THE

ELEUSINIAN MYSTERIES, Éleusis, nouvelle série 2000. 4 53 p (téléchargeable en PDF version en italien et en anglais).

 

L’intérêt de Samorini pour ce sujet demeure en cohérente avec le fait que ce bas-relief ait été utilisé, pendant de nombreuses années, en tant que vignette de couverture pour la revue Éleusis, dont il assure la direction à partir du Museo Civico de Revertero. La suite de ces trois articles permet de retracer l’acceptation de la lecture du bas-relief en termes de champignons.

 

Faisant suite à celle de Heusey, cette seconde lecture du bas-relief,est également réglée selon une argumentation circulaire, pour en dégager la logique, nous identifierons les inférences   (I1, I2,I3) dérivées de   deux  prémisses initiales (P1)  (P2)  (P3),  lesquelles  admettent,  sans  avoir  été  discutées,  l’identification  de Déméter et de Perséphone (P1) et le lien entre Éleusis et les champignons (P2); la troisième prémisse tient pour acquise l’identification à un champignon de l’aspect fongigorme du contour des fleurs, tandis que la quatrième    et dernière caractérise la démarche panmyciste en avançant comme principe d’explication du rôle des champignons que leurs usages rituels effectifs constituent le « secret le plus caché de l’histoire ».   Le lecteur    ainsi plus aisément retrouvera aisément le détail des raisonnements de G. Samorini.

 

Nous avons déjà souligné la prudence initiale de C. Ruck, celle-ci était due au fait que la stèle de Pharsale serait alors le seul artefact d’évidence pour ce qui aurait été le secret le mieux gardé de l’antiquité.

 

L’identification des fleurs à des champignons serait de Robert Graves. [1. En fait, il semble que cette proposition ait été faite par Rufus Byam Richardson, dans un ouvrage paru en 1911 — A History of Greek Sculpture, (source Wikipédia, non vérifié)] Wasson en fut informé en 1957 suite à la réception d’une carte postale qui lui fut envoyée par des amis en 1956. Wasson n’acceptera pas directement l’hypothèse, à propos de cette réticence, Graves fera la remarque suivante ; » since he was more cautrious than me, he had doubts about stating his position on such an important matter as this until he had received expert advice »[cité de G.Samorini, 1998, p.1] ; de même, comme le commente Samorini : « Ruck also had some difficulty in accepting such a fact and therefore he has cast doubts that the two Eleusinian goddesses are represented in the scene ».

 

Le dernier article – UN CONTRIBUTO AL LA DISCUSSIONE DEL L’ETNOBOTANICA DEI MISTERI ELEUSINI est particulièrement bien documenté et pose clairement les termes du débat. La première partie résume notre connaissance des mystères d’Éleusis à travers les textes anciens et l’archéologie. Samorini y rappelle l’évolution et souligne et   la complexité de la triade Déméter Perséphone Dionysos, depuis leurs origines. Dans un second temps, G.Samorini examine les différentes hypothèses pouvant  rendre compte de la nature des

« intoxicants » liés aux Petits Mystères et au Grands Mystères, (mais sans examiner les phénomènes de suggestion et d’autosuggestion toujours à l’œuvre auprès des foules mystiques).

 

Prémisses

 

  • P1) Les personnages sont Déméter et Perséphone

  • P2) Le culte d’Éleusis fait usage de    champignons

  • P4) les champignons d’Éleusis sont « le secret le plus caché de l’histoire ».

 

Inférences

 

I1) En cohérence avec P1 et P2, et P3, Déméter et Perséphone tiennent en main les champignons du culte d’Éleusis

 

I2) Puisque les personnages sont Déméter et Perséphone, il reste à comprendre comment selon P4, « le secret des secrets » a pu ainsi être exposé au grand jour.

 

The most disconcerting and enigmatic aspect of the Pharsalus bas-relief remains the number of profanation of the Mysteries associated with this scene. How is it possible that the psychopharmacological keys of the Eleusinian Mysteries, the « Secrets of Secrets:’ of which here even the « stratographic » history seems to be reproduced, could have been represented in such an obvious way? After all, if some of the four objects held by the goddesses in their hands are stili incomprehensible to us, their meaning would have been obvious to an observer of ancient times. We are looking at an extremely realistic scene. This is the reason that Wasson, even knowing the exhibit, never wanted to present it or discuss it. It seemed impossible to him, he did not want to believe that in that bas-relief the keys to the Great Eleusinian Mystery were so obviously represented. Ruck also had some difficulty in accepting such a fact and therefore he has cast doubts that the two Eleusinian goddesses are represented in the scene, and that it deals instead with subjects of a mysterious nature (HEINRICK et al. 1999).

 

I3 ) Si les personnages étaient deux mortelles, il serait encore plus difficile de comprendre le rôle des champignons. Sous-entendu,  « puisque ce sont des champigons (P3) » , P1  est l’hypothèse laplus raisonnable« .

Nonetheless, the representation of two non-divine feminine figures that hold some mushrooms is an even more difficult interpretation to accept. And if we are dealing with two divinities they can only be

« the TWO goddesses, » as Demeter and Persephone Kore were commonly referred to.

In actual fact, if the Pharsalus bas-relief refers to the Eleusinian Mysteries, it does not necessarily imply a profanation of that religious cult. This depends on where the bas-relief was kept and who was allowed to view it. In other words, we cannot be certain that who produced and displayed this document had intentionally profaned the Mysteries. I have the impression that the discussion on this important archaeological exhibit will use a lot more ink. G Samorini, 

UN CONTRIBUTO ALLA DISCUSSIONE DELL’ETNOBOTANICA DEI MISTERI ELEUSINI

 

Remarquons que les prémisses P1  et  P2  P3 sont admises sans discussion ni argumentation, c’est-à-dire que ce   sont des postulats. À l’inverse, nous allons interroger les faits et remettre P1   en cause. Nous montrerons que        les « fleurs » ne sont pas des champignons et réexaminerons quelque peu l’hypothèse alternative de L. Heusey selon laquelle les « déesses » peuvent tout aussi bien être de simples mortelles. Ces deux hypothèses alternatives n’interfèrent pas sur le fait que le culte éleusinien soit assurément lié à l’usage de substances psychotropes, que celles-ci faisaient partie d’un rituel effectif, lié au « Kikeon » (lequel mot signifie simplement « mélange »). Rappelons que les noms, imprécis, des substances que nous retrouvons dans les textes anciens peuvent avoir été simplement évoqués, à la façon dont le nom du « Soma » védique est inscrit dans les hymnes alors que l’identité de la « plante Soma » originaire, et donc la composition originaire de la boisson d’immortalité, était oubliée depuis   longtemps.

Seigle ergoté par le Claviceps purpurea

 

Relativement à l’identification de « la » plante éleusinienne, deux thèses ethnomycologiques ont été proposées,     la première soutenue par Robert Graves et Wasson concernerait, l’Amanita muscaria, ou bien un Paneolus ou encore un Psilocybe. La seconde hypothèse avancée par Wasson, C. Ruck et le chimiste Hoffman concernerait        le champignon associé à l’ergot de seigle. Remarquons d’emblée que la thèse de l’ergot n’est en rien démontrée, elle ne fait qu’énoncer la possibilité de sa préparation sur le plan biochimique. Cette hypothèse est toutefois intéressante et il importe de souligner que Giorgio Samorini développe une thèse d’un intérêt majeur, en  faisant observer  toutes  les  formes  de  sociétés  pratiquant  l’agriculture  céréalière  ont  été massivement

 

Dans     cette perspective, même en se révélant fausse, l’hypothèse des « champignons de Pharsale » aura joué rôle         d’un exceptionnel « marche pied » vers la vérité, mais à condition d’en démêler les erreurs.

 

Experimental Hypothesis

This is not the place to examine thoroughly the hypothesis upon which this experiment rests, or the deductions which follow from its invariable success. It must suffice to state that we obtain matter enough for the resolution of every morbid idea if we especially direct our attention to the unbidden associations which disturb our thoughts—those which are otherwise put aside by the critic as worthless refuse. If the procedure is exercised on oneself, the best plan of helping the experiment is to write down at once all one's first indistinct fancies. 

I will now point out where this method leads when I apply it to the examination of dreams. Any dream could be made use of in this way. From certain motives I, however, choose a dream of my own, which appears confused and meaningless to my memory, and one which has the advantage of brevity. Probably my dream of last night satisfies the requirements. Its content, fixed immediately after awakening, runs as follows: 

"Company; at table or table d'hôte… . Spinach is served. Mrs. E.L., sitting next to me, gives me her undivided attention, and places her hand familiarly upon my knee. In defense, I remove her hand. Then she says: 'But you have always had such beautiful eyes.' I then distinctly see something like two eyes as a sketch or as the contour of a spectacle lens."

 

 

1

 

chapter 2

Elements of the Dream

This is the whole dream, or, at all events, all that I can remember. It appears to me not only obscure and meaningless, but more especially odd. Mrs. E.L. is a person with whom I am scarcely on visiting terms, nor to my knowledge have I ever desired any more cordial relationship. I have not seen her for a long time, and do not think there was any mention of her recently. No emotion whatever accompanied the dream process. 

Reflecting upon this dream does not make it a bit clearer to my mind. I will now, however, present the ideas, without premeditation and without criticism, which introspection yielded. I soon notice that it is an advantage to break up the dream into its elements, and to search out the ideas which link themselves to each fragment. 

The recollection of the slight event with which the evening of yesterday ended is at once called up. I left a small party in the company of a friend, who offered to drive me home in his cab.

 "I prefer a taxi," he said; "that gives one such a pleasant occupation; there is always something to look at." When we were in the cab, and the cab-driver turned the disc so that the first sixty hellers were visible, I continued the jest. "We have hardly got in and we already owe sixty hellers. The taxi always reminds me of the table d'hôte. It makes me avaricious and selfish 1by continuously reminding me of my debt. It seems to me to mount up too quickly, and I am always afraid that I shall be at a disadvantage, just as I cannot resist at table d'hôte the comical fear that I am getting too little, that I must look after myself." In far-fetched connection with this I quote: 

"To earth, this weary earth, ye bring us, 

To guilt ye let us heedless go." 

Another idea about the table d'hôte. A few weeks ago I was very cross with my dear wife at the dinner-table at a Tyrolese health resort, because she was not sufficiently reserved with some neighbors with whom I wished to have absolutely nothing to do. I begged her to occupy herself rather with me than with the strangers. That is just as if I had been at a disadvantage at the table d'hôte. The contrast between the behavior of my wife at the table and that of Mrs. E.L. in the dream now strikes me: "Addresses herself entirely to me." 

Further, I now notice that the dream is the reproduction of a little scene which transpired between my wife and myself when I was secretly courting her. The caressing under cover of the tablecloth was an answer to a wooer's passionate letter. In the dream, however, my wife is replaced by the unfamiliar E.L. 

Mrs. E.L. is the daughter 2of a man to whom I owed money! I cannot help noticing that here there is revealed an unsuspected connection between the dream content and my thoughts. If the chain of associations be followed up which proceeds from one element of the dream one is soon led back to another of its elements. The thoughts evoked by the dream stir up associations which were not noticeable in the dream itself. 

Is it not customary, when some one expects others to look after his interests without any advantage to themselves, to ask the innocent question satirically: "Do you think this will be done for the sake of your beautiful eyes?" Hence Mrs. E.L.'s speech in the dream. "You have always had such beautiful eyes," means nothing but "people always do everything to you for love of you; you have had everything for nothing." The contrary is, of course, the truth; I have always paid dearly for whatever kindness others have shown me. Still, the fact that I had a ride for nothing yesterday when my friend drove me home in his cab must have made an impression upon me. 

In any case, the friend whose guests we were yesterday has often made me his debtor. Recently I allowed an opportunity of requiting him to go by. He has had only one present from me, an antique shawl, upon which eyes are painted all round, a so-called Occhiale, as a charm against the Malocchio. Moreover, he is an eye specialist. That same evening I had asked him after a patient whom I had sent to him for glasses. 

 

 

1

 

chapter 3

The Surprising and Enduring Role of Ordinary Spinach

As I remarked, nearly all parts of the dream have been brought into this new connection. I still might ask why in the dream it was spinach that was served up. Because spinach called up a little scene which recently occurred at our table. A child1, whose beautiful eyes are really deserving of praise, refused to eat spinach. As a child I was just the same; for a long time I loathed spinach, until in later life my tastes altered, and it became one of my favorite dishes. The mention of this dish brings my own childhood and that of my child's near together. "You should be glad that you have some spinach," his mother had said to the little gourmet. 

"Some children would be very glad to get spinach." Thus I am reminded of the parents' duties towards their children. Goethe's words— 

"To earth, this weary earth, ye bring us, To guilt ye let us heedless go"— take on another meaning in this connection. 

Here I will stop in order that I may recapitulate the results of the analysis of the dream. By following the associations which were linked to the single elements of the dream 2torn from their context, I have been led to a series of thoughts and reminiscences where I am bound to recognize interesting expressions of my psychical life. The matter yielded by an analysis of the dream stands in intimate relationship with the dream content, but this relationship is so special that I should never have been able to have inferred the new discoveries directly from the dream itself.