Lexique

Ce lexique est organisé par grappe autour des notions de « panmycisme » et de « réseau mnésique ».  Au-delà des définitions minimalistes présentées dans cette page, un lien attaché à chaque terme renvoie à une ou plusieurs pages d’explication détaillées.

 

Panmycisme (Lévi-Strauss) : Explication « tout champignon »

Ethnomycologie post-wassonienne (ethnomycologie panmyciste)

Post-wassonien : Ouvrage ou auteur utilisant la dérive sémantique illimitée comme mode de démonstration d’une thèse panmyciste.

Sémiose illimitée   (Umberto Eco) : Suite d’inférence au terme desquelles les objets « A, abc » et « D, def », n’ont plus aucun trait commun (abd ⍯ def)

Dérive sémantique illimitée  : Le résultat d’une sémiose illimitée peut être appelé dérive sémantique.

Mode d’interprétation symbolique (Umberto Eco) : Mode d’utilisation du texte basé sur la dérive sémantique illimitée , afin de retrouver partout « le mot choisi au départ ».

Point de capiton (Jacques Lacan) : Laison entre le réel (certains champignons sont hallucinogènes), l’imaginaire (Mycènes est un lieu du champignon sacré), et le symbolique (Mykena : nom d’une « des femmes anciennes ») ; cette association ponctuelle est opérée par une forme phonétique ou visuelle (muthos mykos, … muchos[1] …).

 Anagogie panmyciste : Processus collectif d’auto persuasion de la validité d’une thèse panmyciste ; reposant le plus souvent par la construction de points de capiton arbitraire (par exemple, les « champignons » du vase aux rennes ou du bas-relief de Pharsale).

 Résultat de recherche d'images pour "cul de lampe"

Réseau mnésique (Paul Jorion) : Formalisation des concepts de de « constellation » (Jung) et de « complexe » (Freud), ; soit :  un ensemble de mots (ou d’images) associés par le jeu des affects, et assemblés par analogie phonétique, formelle, ou d’usage.

Degré d’adhésion Niveau d’accord ou de désaccord à une croyance ;

« Dieu existe », je crois que « Dieu existe », on m’a dit que « Dieu existe »… « Dieu existe » est une croyance amusante…

 Noyau sémantique sibérien : (voir supra réseau mnésique) : En raison de la position centrale du « grand corbeau » dans les mythes de création, les termes « corbeau » et ceux désignant l’Amanita muscaria  sont au centre du lexique des récits sibériens. Soulignons que l’association corbeau et amanite est culturelle, contrairement à la doxa panmyciste, les corbeaux ne manifestent aucun intérêt particulier pour l’Amanite. Ajoutons que les métabolites psychotropes se retrouvent inchangés dans l’urine des premiers consommateurs, laquelle se trouve ensuite à son tour consommée avec avidité par d’autres participants.

Charge affective sibérienne. Contrairement à l’idée reçue, les récits relatant la consommation collective d’amanite par les Sibériens ne reflètent aucune forme de « spiritualité », mais un état d’ivresse récréative, partagée avec avidité, à la façon dont nous nous amusons d’une beuverie.

Les modalités de la charge affective varient avec les sociétés : sereine et attendrie pour la chamane Maria Sabina en 1950, agonistique et agoniques pour les hautes civilisations méso-américaines.

[1] Chez Euripide Médée invoque Hécate, assise dans le muchos, … Détienne et Jean-Pierre Vernant, Les ruses de l’intelligence —  La Métis des Grecs .